Pose de climatisation
Poser une climatisation très haut dans un immeuble du 13e arrondissement
Les demandes qui nous parviennent des étages hauts du 13e arrondissement se ressemblent beaucoup. Un séjour derrière une grande surface vitrée devient impraticable dès le milieu de l’après-midi, une chambre orientée plein ouest ne redescend plus la nuit, un bureau aménagé dans un appartement reste chaud alors que les fenêtres sont ouvertes. Et presque toujours, la même phrase revient : « il y a un balcon, il suffit d’y poser la machine. » C’est précisément l’endroit où le projet se complique, parce qu’un balcon situé à cinquante ou quatre-vingts mètres du sol n’est pas un support ordinaire et parce que la surface sur laquelle il s’ouvre ne vous appartient pas.
Notre façon de travailler découle de ce constat. Nous ne commençons pas par une puissance ni par une marque, mais par un relevé de ce que l’immeuble laisse faire : où un appareil peut prendre appui sans être perceptible depuis l’extérieur, comment il encaissera le vent qui balaie les niveaux hauts, par quel cheminement les liaisons rejoindront les pièces à traiter lorsque l’étage est desservi par des gaines partagées avec les autres logements, et comment le matériel arrivera là-haut. Le choix du matériel vient après, une fois ces réponses écrites. La visite et la proposition sont gratuites et n’engagent à rien.
En hauteur, la contrainte n’est pas la distance, c’est ce que l’immeuble autorise sur sa façade
On imagine volontiers qu’installer une climatisation au dix-huitième niveau coûte plus d’efforts parce que tout est loin : loin du trottoir, loin du local à poubelles, loin du camion. Dans les faits, ce n’est pas là que les projets s’arrêtent. Ils s’arrêtent lorsqu’il apparaît qu’aucun point d’appui n’est disponible pour le groupe extérieur, ou qu’aucun des points disponibles n’est admissible au regard de ce que l’immeuble accepte de montrer. Une tour d’habitation présente une enveloppe continue, dessinée d’un seul geste, où le moindre volume ajouté se voit de très loin et se compte depuis le trottoir d’en face.
Nous partons donc de l’enveloppe et non de la pièce. La visite consiste à faire le tour de ce qui vous est réservé — balcon, loggia, terrasse d’étage, réservation technique éventuelle — et à qualifier chaque appui selon quatre critères : la charge qu’il peut reprendre, l’air dont l’appareil dispose autour de lui, sa perception depuis l’extérieur, et la possibilité d’y revenir plus tard pour l’entretenir. Ce que nous écrivons ensuite n’est pas un catalogue, c’est une liste ordonnée de ce qui reste possible chez vous.
Un balcon d’étage élevé reçoit un vent que personne n’anticipe
En bas, au niveau du trottoir, on parle de brise. Trente niveaux plus haut, le même jour, l’air passe avec une violence tout autre : il s’accélère le long des parois, tourbillonne dans les angles rentrants et change de sens plusieurs fois par heure. Un groupe posé là ne travaille pas dans les conditions du catalogue. Le ventilateur peut se retrouver à souffler contre une rafale, le rejet d’air chaud revenir contre l’échangeur, et la machine tourner plus longtemps pour un résultat moindre. Ce sont des effets mesurables, pas des précautions de style.
Il y a aussi ce que le vent impose à la fixation. Un appareil de plusieurs dizaines de kilos soumis à des efforts alternés transmet des vibrations à l’ouvrage sur lequel il repose, et ces vibrations se propagent très bien dans une structure en béton : le voisin du dessous les entend avant vous. Nous privilégions donc un posage au sol du balcon sur plots amortissants plutôt qu’une console en porte-à-faux, nous laissons les dégagements nécessaires autour de l’appareil, et nous refusons de fixer quoi que ce soit sur un garde-corps, une menuiserie ou un panneau de remplissage, qui ne sont pas faits pour cela.
Les appuis que nous examinons quand rien ne doit se voir depuis l’extérieur
La règle générale dans les immeubles récents de grande hauteur tient en une phrase : l’appareil ne doit pas dépasser la ligne du garde-corps ni apparaître sur la silhouette du bâtiment. Ce n’est pas une contrainte esthétique gratuite, c’est ce qui permet à cent logements d’équiper leur balcon sans que l’immeuble se transforme en façade de matériel. Voici ce que nous regardons, dans cet ordre.
- Le sol du balcon ou de la loggia, derrière une allège pleine : la position la plus souvent retenue, à condition que l’appareil reste sous la ligne de garde-corps et que l’air puisse encore circuler
- Un retrait de loggia ou un angle rentrant, protégé des rafales directes, où le rejet d’air ne revient pas immédiatement vers l’aspiration
- Une terrasse d’étage, quand la dalle et son revêtement acceptent une charge répartie sur plots sans que rien ne soit percé
- Une réservation ou une niche technique prévue à l’origine par le bâtiment, lorsque le règlement de l’immeuble en ouvre l’usage aux logements
- À défaut, un appareil qui se passe d’unité extérieure et échange par deux percements discrets, dont nous exposons les limites avant la commande
Les liaisons passent par des gaines que vous partagez avec tout l’étage
Dans un bâtiment construit en hauteur, il existe presque toujours des gaines techniques verticales et des plénums horizontaux. C’est une bonne nouvelle par rapport au bâti ancien, mais elle appelle une nuance importante : ces volumes relèvent des parties communes, ils sont déjà occupés, et ce qui y est admis est écrit quelque part. On n’y ajoute pas un tube frigorifique parce qu’il reste de la place. Voici les points que nous vérifions avant d’annoncer un tracé.
- Ce que la gaine contient déjà et le dégagement réellement libre, mesuré et non estimé à l’œil
- La possibilité de traverser une trémie sans compromettre le rebouchage coupe-feu qui la referme, lequel doit être rétabli à l’identique
- La présence d’une amenée d’air ou d’une extraction dont le fonctionnement ne doit pas être perturbé par ce que l’on ajoute
- Le chemin depuis la gaine jusqu’aux pièces à traiter : faux plafond d’entrée, coffrage en angle de couloir, retombée existante
- L’écoulement des condensats sur tout le parcours, et le recours à une pompe de relevage lorsque la pente ne peut pas être tenue
- La longueur totale et la dénivelée entre les unités, qui doivent rester dans ce que le matériel retenu accepte
Le matériel monte par l’ascenseur, et cela se prépare
Personne ne porte un groupe extérieur au vingt-cinquième niveau par la cage d’escalier. Le matériel monte en cabine, ce qui transforme une question de logistique en question de dimensions et d’horaires. Nous relevons la largeur de porte, la profondeur de cabine et la charge admissible avant de commander quoi que ce soit : entre deux appareils de performance équivalente, celui qui entre dans la cabine l’emporte sur celui qui oblige à tout démonter.
Vient ensuite l’organisation. Les immeubles de grande hauteur encadrent généralement le transport de charges : créneaux à réserver auprès de la gestion, protection obligatoire des parois de la cabine, passage par un ascenseur désigné, heures pendant lesquelles les allées et venues sont admises. Nous demandons ces règles avant le chantier et nous calons la date de pose dessus, plutôt que de découvrir le matin même qu’aucun créneau n’est libre avant trois semaines. Cette anticipation ne change rien à la qualité de l’installation ; elle change tout à la date à laquelle vous en profiterez.
Ce que l’immeuble et l’administration peuvent demander
Dès qu’un équipement devient perceptible de l’extérieur ou qu’il prend appui sur un ouvrage relevant des parties communes, deux questions se posent en parallèle. La première est celle de l’accord de la copropriété : la décision appartient à l’assemblée générale, et le calendrier des réunions commande alors celui du chantier. La seconde est celle d’une déclaration préalable en mairie, dont le principe vise les modifications de l’aspect extérieur d’un bâtiment. Des dispositions particulières peuvent s’appliquer selon l’immeuble. Ce qu’un voisin d’étage a obtenu il y a dix ans ne préjuge de rien : la question se pose au service d’urbanisme pour l’adresse concernée, et mieux vaut la poser tôt.
Notre rôle s’arrête à la partie technique, et nous l’assumons entièrement : implantation cotée, encombrement, poids, niveau sonore annoncé par le constructeur, vues depuis l’extérieur, nature des fixations, rétablissement des rebouchages. Un dossier qui présente ces éléments se discute sur des faits. Un dossier qui se contente d’annoncer « pose d’une climatisation » revient presque toujours avec une demande de compléments, et vous avez perdu une saison.
Une question sur pose de climatisation ?
On passe voir, on chiffre par écrit, et vous décidez ensuite.
Pose de climatisation : les questions qui reviennent
Puis-je poser le groupe sur mon balcon sans rien demander à personne ?
Le balcon est à votre usage, mais l’enveloppe extérieure du bâtiment relève de la copropriété, et c’est elle qui est en cause dès que l’appareil se voit ou qu’il prend appui sur un ouvrage collectif. Dans les immeubles de grande hauteur, le règlement fixe souvent une ligne simple : rien au-dessus du garde-corps, rien de fixé sur les menuiseries, rien de perceptible depuis l’extérieur. Nous relevons ces règles avec vous avant la visite technique, parce qu’elles écartent parfois d’emblée l’emplacement auquel vous pensiez.
Le vent peut-il vraiment empêcher une installation de fonctionner ?
Il ne l’empêche pas, il la dégrade, ce qui est plus difficile à diagnostiquer après coup. Un groupe soumis à des rafales contraires évacue mal sa chaleur, réaspire une partie de l’air qu’il vient de rejeter et travaille plus longtemps pour le même résultat. Les remèdes existent : orienter le rejet dans le sens dominant, reculer l’appareil dans un angle abrité, poser un écran ajouré qui casse la rafale sans fermer le passage d’air. Encore faut-il y penser avant la pose, en regardant l’exposition réelle du balcon.
Existe-t-il une solution si l’immeuble refuse toute unité visible ?
Oui, et nous l’étudions à chaque fois que l’enveloppe est verrouillée. Un appareil monobloc, qui loge l’ensemble du circuit à l’intérieur et échange par deux percements de faible diamètre, traite une pièce sans rien ajouter dehors. Il n’a ni la puissance ni la discrétion sonore d’un split, et il ne dessert qu’un volume à la fois : nous le disons avant, pas après. Selon la configuration, une console basse ou un gainable logé dans une retombée d’entrée offrent d’autres réponses, toujours arbitrées sur place.
Combien de temps dure la pose à un étage élevé ?
L’intervention en elle-même n’est pas plus longue qu’ailleurs pour un appareil équivalent. Ce qui allonge le calendrier se situe en amont : l’accord de l’immeuble lorsqu’il est requis, la réservation d’un créneau d’ascenseur pour monter le matériel, et parfois l’attente d’une assemblée générale. Nous vous indiquons dès la visite lesquelles de ces étapes s’appliquent à votre cas et dans quel ordre les engager, afin que rien ne reste suspendu à une démarche oubliée.
Faut-il prévoir un entretien obligatoire sur ce qui sera posé ?
Cela dépend de ce qu’indique l’étiquette du constructeur. Une pompe à chaleur, y compris lorsqu’elle fonctionne dans les deux sens, dont la puissance nominale se situe dans la plage allant de 4 à 70 kW doit être examinée par un professionnel au moins une fois tous les deux ans. La charge en fluide frigorigène peut, de son côté, déclencher un contrôle d’étanchéité à son propre rythme. Nous portons ces échéances sur le devis et nous choisissons l’implantation pour qu’elles restent tenables sans acrobatie.
Pose de climatisation : les quartiers couverts de notre zone
Voir les 4 quartiersNos autres domaines d’intervention
Deux familles, une seule enveloppe disponible
Air/eau ou air/air, tout se ramène à la même question dans une tour : que peut-on poser dehors, et par où passe ce qui relie l’extérieur à l’intérieur.Pompe à chaleurUne grande baie vitrée, du vent, et aucune ombre
Très haut, un logement perd sa chaleur par de larges surfaces vitrées balayées par le vent, et la regagne d’un coup dès que le soleil passe devant, sans rien pour l’arrêter.ChauffageProduire du froid là où la chaleur ne peut pas sortir
Dans un étage élevé fermé sur l’extérieur, toute la chaleur rejetée par une machine frigorifique reste dedans tant qu’on ne lui a pas trouvé un chemin.Froid commercialRevenir sur une machine posée sur l’enveloppe collective
Une visite d’entretien en étage élevé se prépare : elle suppose d’atteindre un appareil installé sur une façade qui n’appartient pas au seul logement.EntretienDistinguer la panne de ce que la hauteur provoque
Une machine qui s’arrête les jours de vent ou une pièce qui devient invivable à seize heures ne signalent pas toujours un défaut de l’appareil.Dépannage
Contact
Pose de climatisation : votre demande de passage
Quelques lignes suffisent : nous vous rappelons pour préciser le besoin et convenir d’un passage sur place.
01 98 33 91 34- CLIMATISATION PARIS 13
- 19 Av. d'Italie, 75013 Paris
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- Horaires
- Lundi – Vendredi : 7h30 – 17h30
Paris 13e et ses quatre quartiers
